Présentation





Anges du Tabernacle - Eglise St. Germain des Prés - Paris
taille directe marbre de Carrare
« Les sculptures de Milcovitch expriment un souffle unique de modernité et de tradition. Un principe créateur les relie organiquement, dévoilant le mystère de l'esprit caché dans la matière. Utilisant des formes sobres, elles observent toutes une règle de base : conserver la forme la plus pure, polie à la perfection pour faire justice à la pierre noble qu’est le marbre de Carrare. De la pureté " hermétique " de ses formes primordiales, à la beauté anthropomorphique des " Mémoires Antiques ", cette œuvre, dépourvue de tout caprice esthétique est un prolongement naturel des meilleurs, des plus grands exploits de l'Art Moderne ».

Constantin Roman
 



MIRCEA MILCOVITCH

sculpteur, peintre, dessinateur et essayiste

Né dans le sud de l’ancienne Bessarabie, près de la Mer Noire, dans une famille de langue et culture russe. Le territoire, annexé à l'ancienne URSS se trouve actuellement en Ukraine. Sa famille émigre en Roumanie, où il fait des études d'Architecture et d'Arts Plastiques. Après les études, se consacre entièrement au métier de peintre, malgré les quelques contrats conclus avec le Studio Cinématographique de Bucarest en tant que peintre décorateur et de costumes. Dans un village isolé sur les contreforts des Carpates, fait de longs séjours de peinture « sur le motif », avec un groupe d'amis. Ce groupe finit par constituer l’un des principaux noyaux anticonformistes de rupture avec l’art officiel réaliste socialiste. Venu à Paris en 1968 à l’occasion d’une exposition officielle appelée "Six Jeunes Peintres Roumains", choisit l’exil. S’installe dans un petit atelier Rue du Montparnasse et peu de temps après, reçoit un studio d'artiste à la Cité des Arts, puis un atelier de la Ville de Paris. Est naturalisé français.

Pendant les premières années, à part la peinture, crée des estampes et les imprime lui-même en sérigraphie. Poussé par l’esprit dépouillé qu’avaient pris ses formes peintes et gravées, commence la sculpture dès 1970. Pendant de longs séjours en Haute-Savoie travaille le schiste noir de Morzine et le marbre. Le choix d’un atelier de sculpteur à la Maison des Artistes de Nogent-sur-Marne en 1974 lui permet de s’y consacrer pleinement. Un peu plus tard, découvre Carrare et son royaume de marbre blanc. Partage actuellement son activité entre Paris et l’atelier installé dans la campagne à l’ouest de la capitale, mais fait aussi des séjours de taille à Pietrasanta, non loin de Carrare.

De nombreuses expositions personnelles ont eu lieu dans des galeries depuis 1968. Collabore étroitement avec les Galeries « La Pochade » (Alain Digard) et "La Tortue" (François Paul-Cavallier) avec lesquelles participe à des Foires Internationales d’Art en Europe et aux États-Unis. La Monnaie de Paris édite en bronze l'une de ses sculptures et de nombreux pendantifs.

Des expositions personnelles ont eu lieu à l’étranger, participe aux expositions de groupe, aux salons, notamment le Salon de la Jeune Sculpture, Grands et Jeunes d’Aujourd’hui et plus récemment le Salon d’Automne. La « Galerie 9 », 9 rue Jacob à Paris, exposé uniquement ses oeuvres pendant de nombreuses années.

Son travail se trouve dans beaucoup de collections privées en France et à l’étranger, ainsi que dans des collections officielles. La Bibliothèque Nationale conserve une collection d’estampes. Œuvres achetées par le Fond National d’Art Contemporain de l’État français, par la Ville de Paris, la Préfecture des Hauts de Seine, le Musée de Grenoble. Février 2012 : deux sculptures et deux dessins entrent dans la collection du Musée de Dreux.

Reçoit en 1977 le Prix Fénéon de l’Académie de Paris (Sorbonne) pour son œuvre sculptée. Prix des Métiers d’Art de Val de Marne en 1986. Prix Taylor pour la sculpture 2013.

Réalise des sculptures monumentales pour des Groupes Scolaires à Meaux et Melun, dans la région parisienne, pour le hall de l’Ambassade de Corée du Sud auprès des Communautés Européennes, à Bruxelles. Deux sculptures monumentales en marbre blanc de Carrare pour une collection privée à Sao Paolo, au Brésil. Une sculpture, propriété de l'Etat Français, se trouve à l'Ambassade de France à Bucarest. En 1991, la Ville de Versailles lui commande une oeuvre monumentale pour son nouvel Espace d’Art Contemporain, et lui organise avec cette occasion une grande rétrospective, « Milcovitch – 20 ans de sculpture ».

Une exposition personnelle réunissant 54 marbres blancs de Carrare (la série « Métamorphoses ») a lieu en 2004 à la Galerie Sparts, Paris. Une rétrospective de sculptures et dessins, portant le nom « Formes et Forces », est organisée par la Ville de Boulogne-Billancourt en 2007. Une autre, « Milcovitch - Formes et Signes » est organisée par la ville de Dreux en 2009. Un choix important de sculptures, peintures et dessins dans l’exposition sur le thème « L’art et l’Oeuf » au Musée de la même ville (mars-octobre 2010). 
2012-2013 : Sculpte les deux "anges" en marbre blanc de Carrare, gardiens du nouveau tabernacle de l'église Saint Germain des Prés de Paris. Une exposition de ses marbres blancs s'est déroulé dans les chapelles de cette eglise entre 3 et 24 avril 2013. Retrospective de ses oeuvres (sculpture, peinture, dessin, estampes) dans les salons du Château de Gadancourt dans le Vexin, du 17 au 25 septembre 2016. 

Ayant formé de jeunes artistes dans son atelier, il fut préoccupé par la transmission du « métier » et de l’acquis artistique, ainsi que par la possibilité d’élaboration d’une méthode d’enseignement moderne. Invité dans les années 80 par Pierre Gaudibert — alors directeur du Musée de Grenoble — pour enseigner la sculpture et le dessin à l’École des Beaux-Arts de Grenoble, il expérimente parallèlement un cours de Symbolique de la Forme. Consacre pendant quelques années un peu de son temps aux ateliers du Centre G. Gorse de Boulogne, ensuite au Centre Landowski. Avec la vive participation des élèves, il y applique avec passion une méthode personnelle d'enseignement, qui sera rédigée prochainement.
Un court métrage vidéo sur son travail a été réalisé par Nonobstant Production-B.P.L. Paris (1993-1994).

Ses études sur la symbolique ont abouti à la publication de l'ouvrage « Des Symboles Universels à la Spiritualité Chrétienne » paru en 1991 aux Editions Retz, Paris. Un essai appelé « Le Combat Spirituel au XXe siècle » est paru en 2002 dans « Hybris », Éditions L’Age d’Homme, Paris-Lausanne.
Janvier 2012 : publie "Journal d'Exil" aux Editions Amalthée. En juin 2013, "Le Grand Mystère" - essai d'anthropologie biblique - paraît aux Editions Romaines. Travaille actuellement sur un ouvrage qui portera le nom "Art, Philosophie, Religion".