Passions parallèles : le rocher 1




    
Larchant, la Dalle de feu / Au Cul de Chien / Avec Marc, Alexandra, à Larchant

      
Alexandra, Bérengère et moi, Larchant (le circuit de la Dame-Jeanne)

   
Avec Michel Saglier, le même circuit



 
Il y a quelques années, j'essayais de convaincre le monde entier qu’un sculpteur devait faire de l’escalade, et que ce devait être presque une obligation, telle une épreuve initiatique. Grimper là où l’accès paraît impossible, rester accroché à un rocher, y être lié, dépendant, me semblait une acquisition importante, un contact indispensable avec la matière. Surtout lorsque les blocs, issus des caprices de la nature, possèdent des formes insolites, fantastiques.

Plus même que l’escalade en haute montagne, les « blocs » de Fontainebleau avaient été, et demeurent pour moi toujours une grande passion. Grâce au contact que j’ai eu avec eux, mon « âme » s’est beaucoup approchée de la « roche ». J'aime la roche, la lumière sur sa surface, le contact, le toucher. Je sens la pierre au toucher comme si j'entrais en communion avec sa matière. Elle m'attire et me tient.

J’ai été l’autre jour sur le circuit de la Dame Jeanne à Larchant avec mon ami Michel. C’est un ancien alpiniste, ayant fait de grandes courses dans les Alpes. Nous n’avions jamais grimpé ensemble, c’était la première fois. J’avais compris que c’est un homme de rocher lorsqu’il avait posé sa main sur le premier bloc rencontré. Car, les grimpeurs ont un geste spécial, leur main se pose sur le rocher comme pour le caresser, en cherchant un contact subtil, intérieur, que les autres ignorent. Auparavant, j’avais passé des journées merveilleuses dans le même lieu, accompagnant d’autres amis. Pour Bérengère, pour Alexandra et Marc, c’était une initiation à l’escalade de blocs. Comme je m’y attendais, ils ont tous été subjugués par la majestueuse et imposante présence des rochers aux formes insolites, dispersés dans un énorme chaos minéral; comme si nous étions sur une autre planète. Et mordus par l'escalade elle-même, plaisir que j'essaie depuis longtemps de m'expliquer.

Par la suite, il y aura d'autres images. Plus récentes ou plus anciennes, cela n'a pas d'importance car les rochers sont toujours les mêmes, ne changent pas. Et, chose étonnante, la passion de ceux qui les fréquentent ne change pas non plus.


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