Musée de Dreux 2010


Axelle Moreau, directrice du Musée de Dreux, et Eric Bruneau sont venus voir mes œuvres aussi bien récentes qu’anciennes, cherchant ce qui pourrait être inclus dans une exposition sur le thème de "l’ovoïde dans l’art". Axelle Moreau a eu de ma part carte blanche et le choix lui appartient entièrement. Cette belle exposition avait aussi montré d’autres artistes et portait le nom « L’Art et l’Œuf ». Elle se trouvait dans le Musée d’Art et d’Histoire, 5 Place du Musée, à Dreux (28500). Ouverte le 27 mars, elle avait fermé le 3 octobre 2010.

On y trouvait d’abord trois de mes sculptures. Deux bois polis et couverts de feuille d’or et un marbre rose de Portugal poli appelé « Dyade originelle ». Ces bois font partie d’une série de dix sculptures exécutée en 1977 avec le nom de « Méditations Hermès ». Un livret à tirage limité avait été imprimé en sérigraphie, et il contient dix petites estampes correspondant aux dix sculptures.

 
   

 
Parmi des peintures anciennes, Axelle Moreau avait choisi deux toiles de l’année 1973, un « Métaphénomène » et un « Diagramme ». Elles correspondent à ma période « minimaliste », dont les « vibrations » du fond les apparentent au mouvement Op’Art de l’époque. J'avais édité des nombreuses estampes pendant ces années-là.
 
 
   

 
Suivaient ensuite les dessins. Les trois premiers étaient de la même année que les toiles et gardaient le même esprit. Il y a eu à l'époque toute une série appelée « Interférences » où les tracés des formes se superposaient, symétriquement et toujours inscrits dans un ellipsoïde. Ils étaient exécutés au crayon à la mine d’argent sur papier, mais ce papier était préalablement couvert d’une couche foncée imprimée en sérigraphie.
 

  

 
Les trois dessins suivants étaient plus tardifs, ils allaient de 1976 à 1987. Les deux verticaux étaient issus des séries de formes « flottant » dans le ciel d’un paysage souvent allégorique. Les formes-objets étaient dessinées au crayon à la mine d’argent, toujours sur un fond en sérigraphie. Le paysage était exécuté en dessin, selon des techniques mixtes. La forme du troisième apparaissait dans un ovoïde et elle était reprise à droite dans une suite évolutive de neuf petites figures exécutée à la gouache.


  
 


Suivaient deux dessins d’une facture un peu différente, toujours de l’époque des objets représentés au-dessus d’un paysage. Le premier était exécuté au crayon graphite sur une préparation préalable au lavis d’encre. C’était un enclos magique perdu sur des collines descendant des Carpates, lieu que je connais bien, y ayant passé des étés enchantés de peinture en plein air. La technique du second était simple et spéciale à la fois. Le fusain était couché sur du papier japon à fibres, couvert préalablement d’apprêt blanc. Une inscription calligraphiée l’entourait.

 
 
 

Et enfin, les quatre derniers dessins. D’abord, l’allégorie d’un arbre-ovoïde. Cette étrange combinaison était rendue possible grâce aux concepts et à l’imagerie alchimique, aux symboles. Quant à la forme en soi, elle était l’un des modules de base de tout mon travail de sculpteur. Les trois autres dessins étaient des esquisses d’atelier, centrées toujours sur le thème de l’ovoïde, auquel était consacrée toute cette exposition.

  
   


VOS IMPRESSIONS ? VOUS AVEZ LE « LIVRE D’OR »…




 
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