Etudes d'école : dessins de nus


Ces dessins font partie d’une série d’œuvres que je ne qualifierais pas comme secondaires (car il n’y a rien de secondaire dans le travail d’un artiste), mais «parallèles» à ma création principale. Si je ne les mélange pas à mes œuvres représentatives, ils font cependant partie des trésors cachés d’atelier qu’il est recommandable de montrer uniquement aux amateurs passionnés.
Malgré le fait que je ne l’ai jamais cherché, il m’a été donné d’enseigner périodiquement, soit à des élèves-assistants que j’ai formés dans mon atelier, soit pendant mon passage à l’École des Beaux Arts à Grenoble, soit encore aux ateliers de l’ancien Centre Culturel de la Ville de Boulogne où je suis resté un bon moment. À part le fait que j’étudie et dessine depuis toujours pour moi, comme si «mon école» ne s’était jamais arrêtée, j’ai dessiné aussi «pour» et «avec» les élèves pour leur apprendre les méthodes et les techniques. Il faut noter que l’étude de nu est la base indispensable d’apprentissage aussi bien pour le dessin, le pastel et la peinture, que pour la sculpture. Pour cela, j’ai préparé des planches d’après les mêmes modèles qui posaient ensuite aux cours, en photographiant aussi les phases du travail.
Je dois aussi dire une chose que l’on ignore souvent : si les dessins sont beaux ils le doivent en grande partie aux modèles, à la beauté «plastique» de leur morphologie bien entendu mais aussi à leur complicité pendant le travail, car poser pour de belles œuvres est une vraie passion artistique. Les dimensions des dessins vont jusqu'aux formats comme 110x80 cm, privilégiant toutefois ce qui est plus classique, comme le format Raisin.

 
La base du premier des deux dessins ci-dessous est réalisée au fusain, puis les hachures sont faites avec le crayon graphite. Le second est fait entièrement au fusain. Dans mon catalogue ils portent les noms E212 et E308
 

 
 

Dans les trois suivants, le premier est réalisé au crayon graphite, et il est de dimension assez réduite. Par contre, le second est fait sur un très grand papier et sa technique est aussi simple que belle. Lorsque l’on domine convenablement le fusain naturel et lorsque le papier a le bon grain, faire un tel dessin n’est que du pur plaisir. Le troisième a la dimension moyenne du format Raisin et est fait aussi au fusain naturel. C’est une esquisse un peu plus libre, n’atteignant pas l’état d’étude approfondie du précédent. Leurs titres sont E622, E794 et E789.


  

 
Le premier des deux dessins suivants est fait au crayon graphite sur du papier blanc de format Raisin. Il est, comme on peut le penser, volontairement inachevé. Il faut posséder un certain savoir pour laisser un dessin inachevé, et ce savoir s’apprend. Le second dessin est un fusain naturel sur du papier du même format. Leurs titres sont E558 et E792.

 
 

 

 

Parmi les trois suivants (E537, E716, E466) le premier est réalisé au crayon graphite (ce que l’on appelle quelquefois aussi mine de plomb) sur un papier blanc légèrement voilé avec un faible lavis d’encre. Le second et le troisième sont des dessins (fusain et crayon pastel noir) sur Carta Tinta, le papier de base étant blanc.

 

 

 

 

  

 

 

 

 

Enfin, la dernière rangée. Comme technique et format le dessin de gauche est identique au grand dessin précédent E794 sauf que le papier est horizontal. Le format du second est plus classique. Sa base est faite au fusain naturel, les hachures au crayon pastel. Comme on peut sans doute le déduire, le même beau modèle avait servi pour les deux. Voici leurs titres : E791 et E120.
 

 

 

 

 

 



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