Dernières Nouvelles (archive)

 JUIN-AOÛT 2012
Au lieu d’être une période de repos, l’été est la periode la plus intensive de travail. Cela surtout à cause de la taille du marbre. Obligé de la faire sous la terre, dans la grotte, où est installé le système d’aspiration de l’air de dehors et son évacuation en haut de la falaise, je suis dépendant de la temperature extérieure. C’est ainsi que l’hiver, le printemps avant les beaux jours et à l’arrivée des jours froids de l’automne, je ne peux plus faire le gros travail de taille, celui où il se dégage beaucoup de poussière. Les images montrent quelques scènes de ce travail, à partir d’un bloc brut d’un splendide marbre blanc statuaire de Carrare.

    
 
 
 


 
 
 
 
MARS-MAI 2012
Trois mois de travail acharné pour executer la sculpture qui accompagnera le nouveau tabernacle de l’Eglise Saint-Germain-des-Prés de Paris (voir pour cela la page « Eglise Saint-Germain »). Ci-dessous la maquette disposée sur l’autel « historique » qui recevra la sculpture en marbre, et l’œuvre achevée, attendant, dans mon atelier, le montage. La restauration imprevue de l’autel et l’execution du Tabernacle le retarderont, l’inauguration festive se fera le Jeudi Saint 2013. AMDG !…
 
            

FEVRIER 2012
Grâce à Axelle Moreau, directrice du Musée d’Art et d’Histoire de Dreux (28), deux de mes sculptures sont entrées dans la collection de ce Musée : Dyade opus 30 (Schiste noir poli) et Mémoire Antique 865 (marbre blanc de Carrare).
 
        
 
JANVIER 2012
Mon « Journal d’Exil » vient de paraître aux Editions Amalthée ! Au-delà des incursions pittoresques dans le monde insolite d’un village reculé sur les contreforts des Carpates, dispersé sur de hautes collines et oublié aussi bien par la collectivisation que par le passage du temps, ce récit présenté sous forme de « journal », est un réquisitoire précis et détaillé du système qui avait dominé, jusqu’à il n’y a pas longtemps, sur toute l’Europe de l’Est. Un témoignage singulier, écrit par un jeune artiste exilé, arrivé à Paris juste après les événements de mai 1968. Un voyage à l’encontre du temps, pour redéfinir le passé et l’oublier ensuite, sortir ainsi de la « gangue de chrysalide » de l’exilé. Puisque tout retour, toute marche arrière étaient impossibles à cette époque pour un exilé, ce récit constitue un genre d’adieu. L’adieu, parfois poignant, à un monde, à une partie de moi-même, aux premiers grands amours... Le « Journal d’Exil est préfacé par Marc Andronikov. Cette préface peut être lue en cliquant sur le nom de son auteur.


 
DECEMBRE 2011
Milcovitch dans la revue « Maison et Jardin actuels »
numéro spécial « Portrait d’artistes ».



 
OCTOBRE 2011

Le Salon d'Automne à Paris
Alexandra Mas devant Mémoire Antique, schiste noir poli.

 

 
SEPTEMBRE 2011
 
Cet été et cet automne, j’ai beaucoup avancé dans la rédaction de mes « Fragments de mémoire ». Parmi ces « fragments », on trouve un court récit sur Sylvie (photo 1), l’un de mes modèles préférés aux ateliers de Boulogne. Etudiante à cette époque, elle est devenue aujourd'hui une grande restauratrice d’oeuvres d’art. Ce texte contient aussi quelques réflexions sur le travail de l’artiste, sur la relation artiste - modèle, sur la délicate problématique de la beauté, du Beau.
Puis, le contact avec Mirna Salamanqués, perdu pendant de nombreuses années est maintenant rétabli ! Avant de rentrer chez elle au Venezuela elle fut ma voisine d’atelier aussi bien à la Cité des Arts qu’à la Maison des Artistes de Nogent-sur-Marne. Artiste de talent, peintre, elle fut amoureuse de mon travail (oui, cela arrive parfois aussi dans le monde si individualiste des artistes...) et organisa quelques expositions de mes œuvres sur papier à Caracas.
 
      
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AOUT 2011
L’été est aussi la saison des visites et des échanges entre les amis. Voici passée une semaine pleine de charme, en la compagnie d’Henri d’Oysonville. S’il fut pendant une période mon élève au cours de Boulogne, il est surtout mon ami. Deux raisons pour partager avec lui des heures enchantées de dessin de paysage en plein air, et ensuite, de finitions soignées dans l’atelier. Le travail « sur le motif » n’a pas d’équivalent, c’est une véritable magie. Je le sais, car je me suis moi-même formé grâce à la peinture en plein air, et ceux que j’ai réussi à entraîner depuis dans cette aventure l’ont compris tout de suite. Cette semaine fut ainsi ma semaine de vacances pour cet été.
    
 
FEVRIER 2011
 
L’hiver sert à faire le point, à recharger les piles de la création, à rechercher dans ce qui a été réalisé pendant l’année précédente les germes de ce qui sera fait par la suite. L’hiver, je dessine beaucoup. Les images qui suivent montrent des instants de ce travail. Une suite de grandes encres, reprises ensuite au fusain ou au pastel. Du geste libre, comme une écriture, vers le signe plus abouti, celui qui demande déjà à être mis en volume. Du « pictogramme » libre et gestuel, issu parfois d’une étude « réaliste », vers le signe élaboré, stylisé, conforme à ma vision. Le plaisir angoissant du geste libre et cependant contrôlé, car rien ne peut être effacé, ni repris. Et tout l’art consiste dans la manière dont on « contrôle » ce geste. Il n’y a pas de liberté sans contraintes, sans règle de jeu… L’immense plaisir de poser sur le papier immaculé une large brosse gorgée d’encre et d’imaginer une fraction de seconde auparavant sa trajectoire vaut toutes les angoisses.
 
 
     

Il y a eu aussi l’assemblage des « fiches de travail » sur des planches. Depuis longtemps, en feuilletant les autres dessins et notes, j’ai l’habitude de « concrétiser » les sculptures que j’aimerais faire, les redessinant sur de petites fiches. Comme un jeu de cartes, elles sont facilement manipulables et permutables. Lorsque je vais en Italie, à Pietrasanta, pour travailler un peu en dégrossissant les sculptures, ce sont les uniques dessins que j’emporte avec moi. Le choix pour la journée se fait pendant le petit déjeuner matinal. Mais il arrive un moment où toute la série doit être fixée sur des planches, c’est la fin d’un cycle, d’une période, et le départ pour une autre.
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