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DESSINS POUR UNE VENTE D’ART AFRICAIN CHEZ SOTHEBY'S




Le 5 décembre 2007 avait eu lieu la vente d’une très importante collection d’art africain chez Sotheby’s. Auparavant, Marguerite de Sabran, directrice du département Paris, me contactait pour que nous réfléchissions ensemble à la possibilité d’une collaboration pour le catalogue de cette vente. Connaissant bien mon travail, elle me proposait de faire une série de dessins inspirés des plus belles pièces de la collection. Nous avions passé un long moment ensemble dans les salles où cette collection attendait le montage de l’exposition, moment d’échange et d’extase devant de vrais chefs-d'œuvre du génie artistique humain. Grâce à elle, j’apprenais beaucoup sur l’art Bété et Sénufo, mais surtout je « redécouvrais » avec d’autres yeux, cet art mystérieux que j’avais toujours respecté.

Encore étudiant, j’étais intéressé par l’art dit « populaire » des Carpates. Un peu plus tard, avec un ami et collègue, aidés aussi par les autorités artistiques officielles de Bucarest, nous étions partis dans un village de montagnes pour créer sur place des objets et meubles dans le plus pur style traditionnel « paysan ». Une expérience que je n’ai jamais oubliée, et pendant laquelle je me posais d’une manière très forte la question de la frontière qui sépare art et artisanat.

Même si je n’avais jamais considéré l’art africain comme un travail purement artisanal, cette fois-ci le contact direct que j’avais avec lui, opérait une véritable transformation dans ma perception artistique. C’est cela que veut dire l’expression « avec d’autres yeux », car j’y étais directement concerné, complice. Les dessins une fois faits, certains avaient orné le luxueux catalogue de la vente, et couvert aussi ses doubles pages de garde, comme c’était prévisible. Mais ma surprise avait été grande lorsqu’en visitant l’exposition, je découvrais quelques-uns de mes dessins exposés à côté des plus belles pièces de la collection, comme le montre l’image. Je devenais quelque part, moi aussi, un sculpteur africain… C’est cela que je dois à Marguerite de Sabran.


         


        

     
      

L'OMBRE DES PLIS DE MON DRAPEAU...

« Mon nom est Milcovitch, voici mon drapeau blanc et l’ombre de ses plis… », écrivait à mon sujet Michel Seuphor, dans un poème édité à l’occasion de l’une de mes expositions. Or, c’est maintenant, après tant d’années, que je comprends vraiment ce que voulait dire « l’ombre des plis » dont il parlait. L’un de ces plis fut l’intérêt que j’ai eu dans les années 70 pour le monde des symboles, l’hermétisme et l’alchimie, pour les allégories ésotériques. Un intérêt d’imagier, issu d’un goût que j’avais déjà, bien établi, pour la forme. Le dépouillement progressif de la forme dans mon travail avait eu comme résultat, une forte ressemblance avec les signes et symboles traditionnels. Ces études ont aussi contribué à la formation de mon vocabulaire plastique. Je montre ci-dessous quelques échantillons, des dessins un peu à part, qui sont restés égarés dans mes tiroirs. Sans comprendre par cela que le travail de l’artiste doit forcément illustrer ses croyances et connaissances spirituelles, ils ont leur place dans le processus de création. Le travail ne peut pas leur être complètement étranger, et c’est là aussi que se trouve une source importante d’enrichissement.

     
 



DES OEUVRES HYBRIDES

Puis, il y a des œuvres « hybrides » dont voici un exemple. C'est un dessin au trait fin d’encre sur papier, et plus précisément sur une photocopie pâle. La photographie avait été prise sur la plateforme de travail de mon atelier à la Maison des Artistes à Nogent-sur-Marne, dans les années 1980.


 
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